02-03-2017

L'Université obtient de très bonnes notes pour sa recherche

Troisième évaluation externe pour l'Université du Luxembourg

L'Université du Luxembourg a obtenu de très bonnes notes des évaluateurs externes pour sa recherche, ainsi que pour la phase de mise en place de l'institution. Il s'agissait de la troisième évaluation dans le cadre de la procédure imposée par la loi sur l'enseignement supérieur, qui en prévoit une tous les quatre ans. L'évaluation présentée comprenait deux parties: une évaluation de la recherche et une évaluation institutionnelle.

L'évaluation de la recherche représentait la première étude quantitative et qualitative poussée de l'ensemble des prestations de recherche de l'Université de 2012 à 2015. Elle a permis aux évaluateurs d'attester que neuf des 13 unités de recherche et centres de recherche interdisciplinaires "se positionnent en tête au niveau international". Parmi elles, on compte l’Interdisciplinary Centre for Security, Reliability and Trust (SnT) et le "Luxembourg Centre for Systems Biomedicine" (LCSB), ainsi que les unités de recherche en physique et science des matériaux, en informatique et communication, en mathématique et en droit, le "Centre for Research in Economics and Management" (CREA), ainsi que les unités de recherche en sciences humaines "Identités. Politiques, Sociétés, Espaces" (IPSE) et "Integrative Research Unit on Social and Individual Development" (INSIDE).

Des unités de recherche de haut niveau

Sept unités de recherche sur 13 ont pu obtenir des fonds tiers significatifs d'après les experts, principalement du Fonds National de la Recherche (FNR) et de la Commission européenne. Les évaluateurs ont particulièrement mis en évidence la contribution de l'Université à la société luxembourgeoise et son caractère international. Par ailleurs, le rapport fait l'éloge des excellentes conditions de travail au sein de l'Université, des chercheurs motivés et hautement qualifiés, de la concentration sur quelques axes de recherche prioritaires, ainsi que de l'interconnexion et de la collaboration nationales et internationales remarquables.

"L'excellent résultat obtenu suite à l'évaluation de nos unités de recherche nous motive à continuer à investir durablement afin de maintenir notre position internationale, voire même de continuer à nous renforcer", se réjouit le recteur Rainer Klump. "Nous nous percevons comme un établissement d'enseignement supérieur actif pour notre pays et pour l'ensemble de la région. L'Université incarne déjà le projet d'internationalisation le plus réussi du Luxembourg et nous continuerons de renforcer notre rôle comme plateforme de recherche internationale. Les bonnes notes obtenues nous confortent dans cette stratégie."

Les experts ont principalement relevé des améliorations nécessaires concernant l'orientation et l'organisation stratégiques de chaque unité de recherche, concernant le formalisme de l'assurance qualité institutionnelle et les possibilités de carrière et d'évolution des employés.

Il s'agit de quelques-uns des résultats généraux obtenus à la suite de ces nouvelles évaluations externes de la recherche à l'Université du Luxembourg réalisées par Interface Politikstudien Forschung Beratung GmbH (Suisse).

L'évaluation institutionnelle : une université jeune en phase de stabilisatio

Une évaluation institutionnelle a également été effectuée parallèlement. Elle se concentrait sur la gouvernance, la gestion, l'organisation, la notion de qualité dans l’administration et la culture organisationnelle, l'enseignement et l’apprentissage, l’internationalisation, la recherche de manière générale. Cette évaluation a également mené à un bilan positif : "Nous avons découvert une université jeune et active qui se trouve en pleine phase de stabilisation et qui a évolué pour passer du statut de start-up à celui d'un acteur international bien établi dans la recherche et l'enseignement. Cela profite tant à l'économie qu'à la société du Luxembourg," selon l'évaluateur de l'"Institutional Evaluation Programme" de l'Association Européenne des Universités.

Les experts recommandent à l'Université de se concentrer sur la phase de stabilisation qu'il lui reste à terminer. Cela comprend notamment l'achèvement du campus de Belval et l'accompagnement de la vie étudiante sur le site. Les auteurs des rapports suggèrent également de continuer à améliorer les processus décisionnels universitaires et administratifs et de les décentraliser là où cela est possible, de développer une administration de qualité, d'affiner la stratégie pédagogique et la stratégie d'internationalisation, de veiller à équilibrer et à lier la recherche et l'enseignement et de mieux impliquer les étudiants.

Les points à améliorer soulignés par les rapports d'évaluation ont été en partie traités proactivement grâce à une série d'initiatives prises par l'Université. "Le soutien du Parlement et du gouvernement est également décisif, essentiellement pour ce qui est du budget et de la nouvelle loi sur l'enseignement supérieur à l'étude," souligne le recteur Rainer Klump. L'Université voit avant tout dans la loi sur l'enseignement supérieur un vaste potentiel pour perfectionner les structures de gouvernance et de gestion et poser ainsi les jalons de son avenir.

Il est déjà prévu d'adopter différentes mesures proposées comme la réorganisation de différentes unités de recherche. L'accréditation des filières et le renforcement des méthodes d'enseignement numériques et des offres d'enseignement tout au long de la vie sont également planifiés. Par ailleurs, des représentants des étudiants ont été élu pour la première fois en 2016, impliquant ainsi davantage les étudiants dans la gouvernance de l'Université. La Maison des Arts et des Étudiants qui doit ouvrir cette année constituera un élément clé dans l'accompagnement de la vie étudiante sur le campus de Belval.

Toutes les recommandations des évaluateurs ont été étudiées avec le conseil de gouvernance et seront, dans la mesure du possible, transposées au cours du prochain plan quadriennal 2018-2021.

Les deux rapports des évaluateurs externes ont été présentés au public par le ministre de l'Enseignement supérieur.

  • Mis à jour le 02-03-2017