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Modèle "Open Innovation" - échange de connaissances


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Contact

MELCHIOR Frédéric
Luxinnovation, l'Agence nationale pour la promotion de l'innovation et de la recherche

Tél. : +352 43 62 63 1
E-mail : frederic.melchior@luxinnovation.lu


Depuis une vingtaine d'années, avec l'avènement de l'économie de la connaissance, le processus d'innovation a évolué du modèle linéaire de transfert de technologie à un modèle beaucoup plus interactif désigné sous le terme d’innovation ouverte ou "Open Innovation". L'accès à la technologie est devenu beaucoup plus facile et moins coûteux. En outre, de nombreux produits font appel à de multiples technologies qui ne peuvent pas toutes être maîtrisées par une seule entreprise. Le modèle d'exploitation, c'est-à-dire la capacité de pouvoir utiliser toutes les technologies disponibles, est devenu plus important pour le succès d’une entreprise que son avance dans une technologie donnée.

Dans ce nouveau paysage de l'innovation, le rôle des organismes recherche publics est devenu encore plus important. En effet, les entreprises ne peuvent plus justifier d'investir dans des technologies génériques, car elles ne seront pas en mesure d'en exploiter elles-mêmes toutes les applications. Les grands centres de recherches privés ont pratiquement disparu. Ce rôle ne peut être repris que par la recherche publique, à condition qu'elle soit de qualité et facilement accessible.

La collaboration directe avec les entreprises est probablement la forme la plus efficace de valorisation. En effet, les compétences en recherche et en développement sont complémentaires et l’interaction entre les deux approches est elle-même génératrice d'innovation.
La collaboration directe est en outre encouragée par le 7e programme cadre européen et expressément permise par les nouvelles directives européennes sur les aides d'état.

On distingue deux formes de collaboration: la recherche contractuelle et la recherche collaborative (compétitive).

La recherche contractuelle existe depuis longtemps, elle est la plus répandue. Concrètement, une entreprise sous-traite une recherche ou un développement bien défini à un organisme de recherche public choisi pour ses compétences et/ou ses outils de recherche. L'entreprise réclame généralement la propriété des résultats et l'organisme de recherche public ne retient pas de propriété intellectuelle, sauf éventuellement l'amélioration de son savoir-faire.

La recherche collaborative (compétitive) est plus nouvelle et s'inscrit dans la logique de l'innovation ouverte. Les organismes de recherche publics et les entreprises choisissent ensemble un domaine de recherche et s'accordent sur la répartition des tâches en fonction de leurs compétences respectives. Chaque partie est propriétaire des résultats qu'elle génère et les partenaires conviennent d’une procédure pour gérer des droits d'exploitation éventuels. Les avantages sont de donner accès à des compétences complémentaires et de pouvoir faire profiter à d'autres parties les applications potentielles non exploitées par les partenaires. En revanche, la gestion de ce type de collaboration est beaucoup plus complexe, surtout en ce qui concerne la propriété intellectuelle.

La recherche compétitive peut bénéficier de financement par l'intermédiaire d'aides d'état.

La recherche de partenaires pour développer des programmes de recherche contractuelle ou collaborative peut être facilitée grâce à des outils que le projet TIGRE.
Les clusters luxembourgeois jouent également un rôle majeur de plateforme d'échanges entre les acteurs nationaux, et de promotion transnationale.

Ce texte se base sur un rapport rédigé par le Dr. Gilles Capart.